Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

La route d'Olivier D.

  • Attaque en Iran

    L'Etat islamique a revendiqué les deux attaques menées contre le Parlement et le mausolée de l'ayatollah Khomeiny à Téhéran, mercredi 7 juin. Ces attentats dans la capitale iranienne ont fait 13 morts. Le secrétaire adjoint du Conseil national suprême de sécurité, à la télévision nationale, Reza Seifollahi, a précisé dans la soirée que les six assaillants étaient des Iraniens qui avaient rallié le groupe Etat islamique (EI). C'est la première fois que l'EI perpétue un attentat au sein de la république islamique. Pourquoi a-t-il décidé de s'en prendre à l'Iran directement sur son sol ? Les musulmans chiites sont considérés par les extrémistes sunnites comme des apostats ayant renié l'islam. Puissance chiite, l'Iran est donc tout particulièrement détestée par l'Etat islamique sunnite, qui se pose en détenteur de la vraie foi musulmane. Depuis des mois, le groupe jihadiste a "intensifié ses efforts de propagande" en direction de la minorité sunnite du pays, qui représente 10 à 15% de la population du pays, concentrée aux frontières avec l'Irak et le Pakistan, explique Le Monde (lien abonné). L’organisation terroriste a notamment "diffusé, fin mars, un message vidéo appelant à l’insurrection contre l’Etat iranien, et publié quatre numéros de sa publication en ligne, Rumiyah, en persan", langue officielle de l'Iran, souligne le quotidien. Si les attaques de mercredi 7 juin sont les premières, sur le territoire, à être revendiquées par l'Etat islamique, d'autres auraient déjà été déjouées. Ces deux dernières années, les forces de sécurité iraniennes ont ainsi affirmé avoir démantelé des cellules de l’EI en Iran, et empêché plusieurs tentatives d’attentat. L'Iran, allié historique du régime syrien, joue d'ailleurs sa propre partition contre l'Etat islamique, aux côtés de la Russie et du président Bachar Al-Assad. Militairement, Téhéran est très présent dans le pays et combat l'opposition armée au régime syrien. Citant des sources russes, Le Monde (article payant) évoquait en mars 2017 "les 20 000 à 25 000 combattants que la république islamique déploie en Syrie". Mais "seuls 3 000 sont de nationalité iranienne", notait encore le journal : "L’essentiel des pertes – plus de 1 000 – ont été subies par le Hezbollah libanais, allié de Téhéran (...) et par les contingents afghans et pakistanais, qui ont enregistré plus de 700 morts."

  • Les nouveaux anti-libéraux

    Voilà maintenant plusieurs années que des contresommets et des manifestations accompagnent les rencontres des grandes institutions internationales comme le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) 1. Souvent présenté comme la naissance d’une société civile et d’une opinion publique internationales, ce phénomène constitue avant tout un renouvellement de la critique du capitalisme dans un contexte où le libéralisme apparaissait comme l’idéologie victorieuse de l’après-Guerre froide. À défaut de proposer une alternative concrète au capitalisme, cette critique se caractérise essentiellement par son rejet de la gestion libérale de l’économie (privatisation, déré- gulation, ouverture commerciale). D’où l’appellation antilibérale que nous lui donnons. De plus, elle ne s’articule plus autour de la notion de lutte des classes mais plutôt autour d’une opposition entre le marché et la figure emblématique du citoyen, et se concentre sur les conséquences de la mondialisation de l’économie. Enfin, son mythe mobilisateur n’est plus, contrairement aux années 1960 et 1970, la révolution mais la résistance. Il convient de noter que cette critique post-révolutionnaire se concentre sur le libéralisme économique tout en se nourrissant des principes du libéralisme politique, notamment de la référence aux droits individuels et collectifs 2. Cependant, dans un réflexe quelque peu schizophrène, cette dette à l’égard du libéralisme politique est occultée. Le libéralisme se trouve ainsi réduit à un « ultra-libéralisme » préconisant un « capitalisme sauvage », ce qui, paradoxalement, suggère dans un même temps l’existence d’un libéralisme raisonnable et d’un capitalisme civilisé dont, pourtant, les opposants à la mondialisation ne semblent vouloir parler.

  • Le nord vu du ciel

    Le monde. Au quotidien, celui-ci n'est finalement qu'un espace entre les destinations que sont la maison, le travail, le collège, et la banque. Mais je pense qu'il est bon de temps à autre de redécouvrir sa magnificence. Ce que j'ai fait avant-hier, lors d'un vol en hélico à Valenciennes. Comme John Keating, j'ai pris de la hauteur pour découvrir notre univers sous un angle neuf. A 600 mètres d'altitude, j'ai pu contempler des paysages sublimes. Mais le vol a en fin de compte été bien plus qu'une succession d'images de cartes postales. Tout son intérêt était dans le fait de prendre conscience combien le monde des hommes est microscopiques. Au quotidien, on pense que nos cités représente tout, et qu'on est soi-même très important. Néanmoins, il suffit de voir le monde d'en haut pour prendre beaucoup de recul. Un vol à bord d'un hélico est vraiment surprenant. L'engin ne prend pas son élan : l'envol est de fait à peu près indétectable. Ceci dit, une fois en vol, les sensations sont plus soutenues qu'à bord d'un avion : l'engin penche en avant pour avancer, l'on ressent dans son corps chaque inclinaison de l'engin. Mais rien de gênant ni de vraiment effrayant : c'est juste étrange. A quelques centaines de mètres d'altitude, la ville se réduit à une simple tache de lèpre sur le tissu de la terre. J'ai pris conscience que tout ce qui nous entoure au quotidien n'est en fait que de simples grains de poussière dans l'immensité du monde. Et que nous ne sommes nous aussi que des grains de poussière, vivant l'espace d'un court instant par rapport à l'univers. C'est une chose que nous savons déjà, au fond, mais le fait de le savoir et le fait de le ressentir n'est pas vraiment la même chose. On sait aujourd'hui que l'homme est loin d'être le centre de l'univers. Mais dans la vie de tous les jours, nous avons toujours le sentiment d'être au centre de tout. C'est une étrange expérience que de se décentrer de soi et de prendre conscience de de cette vérité. Si vous prévoyez de réaliser un baptême de l'air en hélico, essayez de ressentir à quel point le monde est grand, et à quel point nous sommes petits ! Pour plus d'informations, allez sur le site de ce de baptême de l'air en hélicoptère à Valenciennes et trouvez toutes les infos.