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La route d'Olivier D.

  • Délit de sale gueule

    Ils pensaient faire un contrôle habituel, mais ils se retrouvent à présent au coeur d'une polémique. Le 19 juin dernier, deux policiers américains demandent à une conductrice noire de se ranger. L'un d'eux s'approche de la voiture pendant qu'elle saisit son permis de conduire avant de le tendre dans sa direction. "Pour qui travaillez-vous?" lui demande l'agent. "Je suis procureure de l'État," répond Aramis Ayala, première et seule femme afro-américaine à occuper ce poste en Floride. En quelques secondes, alors qu'elle lui demande les raisons de son contrôle, le policier perd complètement ses moyens. D'une voix tremblante et bégayante, il lui explique qu'il n'a pas réussi à identifier son immatriculation et, finalement, que ses vitres teintées semblent trop foncées. Ennuyée, la procureure leur demande leurs cartes professionnelles, qu'ils n'ont pas sur eux. La situation s'inverse. Ils notent finalement les informations demandées par la magistrate avant de lui souhaiter une bonne journée. Pour les internautes, qui ont découvert la vidéo sur les réseaux sociaux, il est clair que la procureure a été victime de délit de faciès. De nombreux médias anglophones se sont par ailleurs rangés à cette idée. Interrogée par The Independant, Aramis Alaya indique qu'elle n'a "violé aucune loi". "L'immatriculation était correctement enregistrée et la teinture des vitres n'est, en aucun cas, contraire à la loi en Floride." Elle regrette cependant la tournure prise par cette histoire. "Mon but est de construire une relation de respect mutuel entre la population et les autorités, a déclaré la procureure. J'attends à présent d'avoir une discussion ouverte avec le chef de la police d'Orlando afin de déterminer à quel point cet incident peut impacter mon objectif." La procureure Alaya s'est récemment fait connaitre pour avoir refusé la condamnation à mort de Markeith Loyd, accusé du meurtre d'un policier et de sa petite-amie enceinte. Le gouverneur de Floride Rick Scott l'avait retirée de cette affaire sous prétexte qu'elle refusait de "se battre pour la justice". Une décision remontée jusqu'à la Cour Suprême. Depuis cette prise de position, Aramis Alaya est régulièrement victime de lettres et e-mails à caractère racistes et violents.

  • Apprende à boire

    Il y a deux semaines, j'ai assisté à un cours d'oenologie pour apprendre à mieux comprendre le vin. et l'expérience s'est révélée assez différent de ce que j'avais imaginais. A bien y réfléchir, c'est assez drôle. J'étais persuadé que la dégustation se déroulerait dans une cave poussiéreuse et mal éclairée. J'aurais pourtant dû deviner que les cours d'oenologie ne rencontrerait pas un grand succès, si c'était vraiment le cas. L'atelier était en réalité lumineux et propre. Je craignais un peu de me retrouver avec de vieux pédants, mais il y avait des participants de tout âge, et le cours n'était pas ennuyeux du tout. L'oenologue nous a informés sur les différentes étapes dans une dégustation (l'oeil, le nez, la bouche). Ensuite nous avons débuté la dégustation. Déguster dans un atelier de ce genre, ça n'a pas grand-chose à voir avec le fait de déguster au quotidien. Il faut d'abord le regarder, le humer avant de le porter à la bouche. On s'initie au fait de le sentir, et on se surprend à remarquer des odeurs délirantes. des arômes étonnants. Et en bouche, on se met à remarquer de nouveaux arômes : une acidité citronnée ou de poivreselon les vins. Pour cet atelier, nous avons opéré une dégustation à l'aveugle. Il ne s'agit pas de goûter son vin dans le noir, évidemment, mais de le déguster sans pouvoir voir l'étiquette du vin (déguster le vin sans le voirposerait quelques problèmes de propreté). Une expérience plaisante, car l'on n'est pas influencé par l'appellation. Si vous avez aussi certaines carences en ce qui concerne le vin, c'est une expérience que je vous invite à essayer l'expérience. Loin des clichés habituels, ce cours d'oenologie était particulièrement captivant.Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site internet sur cette activité de cours d'oenologie à Strasbourg qui est très bien rédigé sur ce sujet.

  • Attaque en Iran

    L'Etat islamique a revendiqué les deux attaques menées contre le Parlement et le mausolée de l'ayatollah Khomeiny à Téhéran, mercredi 7 juin. Ces attentats dans la capitale iranienne ont fait 13 morts. Le secrétaire adjoint du Conseil national suprême de sécurité, à la télévision nationale, Reza Seifollahi, a précisé dans la soirée que les six assaillants étaient des Iraniens qui avaient rallié le groupe Etat islamique (EI). C'est la première fois que l'EI perpétue un attentat au sein de la république islamique. Pourquoi a-t-il décidé de s'en prendre à l'Iran directement sur son sol ? Les musulmans chiites sont considérés par les extrémistes sunnites comme des apostats ayant renié l'islam. Puissance chiite, l'Iran est donc tout particulièrement détestée par l'Etat islamique sunnite, qui se pose en détenteur de la vraie foi musulmane. Depuis des mois, le groupe jihadiste a "intensifié ses efforts de propagande" en direction de la minorité sunnite du pays, qui représente 10 à 15% de la population du pays, concentrée aux frontières avec l'Irak et le Pakistan, explique Le Monde (lien abonné). L’organisation terroriste a notamment "diffusé, fin mars, un message vidéo appelant à l’insurrection contre l’Etat iranien, et publié quatre numéros de sa publication en ligne, Rumiyah, en persan", langue officielle de l'Iran, souligne le quotidien. Si les attaques de mercredi 7 juin sont les premières, sur le territoire, à être revendiquées par l'Etat islamique, d'autres auraient déjà été déjouées. Ces deux dernières années, les forces de sécurité iraniennes ont ainsi affirmé avoir démantelé des cellules de l’EI en Iran, et empêché plusieurs tentatives d’attentat. L'Iran, allié historique du régime syrien, joue d'ailleurs sa propre partition contre l'Etat islamique, aux côtés de la Russie et du président Bachar Al-Assad. Militairement, Téhéran est très présent dans le pays et combat l'opposition armée au régime syrien. Citant des sources russes, Le Monde (article payant) évoquait en mars 2017 "les 20 000 à 25 000 combattants que la république islamique déploie en Syrie". Mais "seuls 3 000 sont de nationalité iranienne", notait encore le journal : "L’essentiel des pertes – plus de 1 000 – ont été subies par le Hezbollah libanais, allié de Téhéran (...) et par les contingents afghans et pakistanais, qui ont enregistré plus de 700 morts."