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  • Attaque en Iran

    L'Etat islamique a revendiqué les deux attaques menées contre le Parlement et le mausolée de l'ayatollah Khomeiny à Téhéran, mercredi 7 juin. Ces attentats dans la capitale iranienne ont fait 13 morts. Le secrétaire adjoint du Conseil national suprême de sécurité, à la télévision nationale, Reza Seifollahi, a précisé dans la soirée que les six assaillants étaient des Iraniens qui avaient rallié le groupe Etat islamique (EI). C'est la première fois que l'EI perpétue un attentat au sein de la république islamique. Pourquoi a-t-il décidé de s'en prendre à l'Iran directement sur son sol ? Les musulmans chiites sont considérés par les extrémistes sunnites comme des apostats ayant renié l'islam. Puissance chiite, l'Iran est donc tout particulièrement détestée par l'Etat islamique sunnite, qui se pose en détenteur de la vraie foi musulmane. Depuis des mois, le groupe jihadiste a "intensifié ses efforts de propagande" en direction de la minorité sunnite du pays, qui représente 10 à 15% de la population du pays, concentrée aux frontières avec l'Irak et le Pakistan, explique Le Monde (lien abonné). L’organisation terroriste a notamment "diffusé, fin mars, un message vidéo appelant à l’insurrection contre l’Etat iranien, et publié quatre numéros de sa publication en ligne, Rumiyah, en persan", langue officielle de l'Iran, souligne le quotidien. Si les attaques de mercredi 7 juin sont les premières, sur le territoire, à être revendiquées par l'Etat islamique, d'autres auraient déjà été déjouées. Ces deux dernières années, les forces de sécurité iraniennes ont ainsi affirmé avoir démantelé des cellules de l’EI en Iran, et empêché plusieurs tentatives d’attentat. L'Iran, allié historique du régime syrien, joue d'ailleurs sa propre partition contre l'Etat islamique, aux côtés de la Russie et du président Bachar Al-Assad. Militairement, Téhéran est très présent dans le pays et combat l'opposition armée au régime syrien. Citant des sources russes, Le Monde (article payant) évoquait en mars 2017 "les 20 000 à 25 000 combattants que la république islamique déploie en Syrie". Mais "seuls 3 000 sont de nationalité iranienne", notait encore le journal : "L’essentiel des pertes – plus de 1 000 – ont été subies par le Hezbollah libanais, allié de Téhéran (...) et par les contingents afghans et pakistanais, qui ont enregistré plus de 700 morts."