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La route d'Olivier D. - Page 4

  • Peines de mort aux Etats-Unis

    En 2016 aux Etats-Unis, à la suite de la décision Hurst c. Floride, la cour suprême du Delaware a invalidé en août la loi de l’État relative à la peine capitale, au motif qu’elle donnait aux juges le pouvoir en dernier ressort de décider si l’accusation avait ou non apporté tous les éléments permettant de prononcer la peine de mort. Le responsable du système judiciaire de l’État a déclaré qu’il ne ferait pas appel de la décision. Les États étaient toujours confrontés à des problèmes liés aux protocoles d’injection et ont rencontré cette année encore des difficultés pour se procurer les substances utilisées pour les exécutions. Sous le coup d’un recours au niveau fédéral concernant le protocole d’injection qu’elle applique, la Louisiane ne procédera à aucune exécution en 2017. L’Ohio était toujours confronté à des problèmes d’approvisionnement en produits nécessaires à l’injection létale. Pour la deuxième année consécutive, l’État n’a procédé à aucune exécution. En mars, la cour suprême de l’Ohio a jugé, par quatre voix contre trois, que l’État pouvait tenter pour la deuxième fois de procéder à l’exécution de Romell Broom. La première tentative, en 2009, avait été abandonnée après que l’équipe chargée de l’injection létale eut tenté en vain, pendant deux heures, de trouver une veine utilisable. Aucune nouvelle date n’avait été fixée à la fin de l’année pour l’exécution de Romell Broom. La Cour suprême fédérale est intervenue dans plusieurs affaires. En mars, elle a accordé le bénéfice d’un nouveau procès à Michael Wearry, condamné à mort il y a 14 ans. Elle a conclu que l’accusation avait commis des fautes (notamment la dissimulation d’éléments à décharge) qui avaient enfreint le droit de Michael Wearry à un procès équitable. En mai, elle a jugé que Timothy Foster, condamné à mort dans l’État de Géorgie, devait être rejugé, le choix des jurés ayant été entaché de discrimination raciale. Timothy Foster, un Afro-Américain, avait été condamné à mort par un jury entièrement composé de Blancs, après que l’accusation eut récusé de manière péremptoire tous les potentiels jurés noirs. L’Organisation nationale des parlementaires hispaniques a « massivement » approuvé en août une résolution appelant à l’abolition de la peine de mort aux États-Unis. Cette résolution invoquait la discrimination raciale, l’inefficacité, le coût et le risque d’erreur.

  • Délit de sale gueule

    Ils pensaient faire un contrôle habituel, mais ils se retrouvent à présent au coeur d'une polémique. Le 19 juin dernier, deux policiers américains demandent à une conductrice noire de se ranger. L'un d'eux s'approche de la voiture pendant qu'elle saisit son permis de conduire avant de le tendre dans sa direction. "Pour qui travaillez-vous?" lui demande l'agent. "Je suis procureure de l'État," répond Aramis Ayala, première et seule femme afro-américaine à occuper ce poste en Floride. En quelques secondes, alors qu'elle lui demande les raisons de son contrôle, le policier perd complètement ses moyens. D'une voix tremblante et bégayante, il lui explique qu'il n'a pas réussi à identifier son immatriculation et, finalement, que ses vitres teintées semblent trop foncées. Ennuyée, la procureure leur demande leurs cartes professionnelles, qu'ils n'ont pas sur eux. La situation s'inverse. Ils notent finalement les informations demandées par la magistrate avant de lui souhaiter une bonne journée. Pour les internautes, qui ont découvert la vidéo sur les réseaux sociaux, il est clair que la procureure a été victime de délit de faciès. De nombreux médias anglophones se sont par ailleurs rangés à cette idée. Interrogée par The Independant, Aramis Alaya indique qu'elle n'a "violé aucune loi". "L'immatriculation était correctement enregistrée et la teinture des vitres n'est, en aucun cas, contraire à la loi en Floride." Elle regrette cependant la tournure prise par cette histoire. "Mon but est de construire une relation de respect mutuel entre la population et les autorités, a déclaré la procureure. J'attends à présent d'avoir une discussion ouverte avec le chef de la police d'Orlando afin de déterminer à quel point cet incident peut impacter mon objectif." La procureure Alaya s'est récemment fait connaitre pour avoir refusé la condamnation à mort de Markeith Loyd, accusé du meurtre d'un policier et de sa petite-amie enceinte. Le gouverneur de Floride Rick Scott l'avait retirée de cette affaire sous prétexte qu'elle refusait de "se battre pour la justice". Une décision remontée jusqu'à la Cour Suprême. Depuis cette prise de position, Aramis Alaya est régulièrement victime de lettres et e-mails à caractère racistes et violents.

  • Apprende à boire

    Il y a deux semaines, j'ai assisté à un cours d'oenologie pour apprendre à mieux comprendre le vin. et l'expérience s'est révélée assez différent de ce que j'avais imaginais. A bien y réfléchir, c'est assez drôle. J'étais persuadé que la dégustation se déroulerait dans une cave poussiéreuse et mal éclairée. J'aurais pourtant dû deviner que les cours d'oenologie ne rencontrerait pas un grand succès, si c'était vraiment le cas. L'atelier était en réalité lumineux et propre. Je craignais un peu de me retrouver avec de vieux pédants, mais il y avait des participants de tout âge, et le cours n'était pas ennuyeux du tout. L'oenologue nous a informés sur les différentes étapes dans une dégustation (l'oeil, le nez, la bouche). Ensuite nous avons débuté la dégustation. Déguster dans un atelier de ce genre, ça n'a pas grand-chose à voir avec le fait de déguster au quotidien. Il faut d'abord le regarder, le humer avant de le porter à la bouche. On s'initie au fait de le sentir, et on se surprend à remarquer des odeurs délirantes. des arômes étonnants. Et en bouche, on se met à remarquer de nouveaux arômes : une acidité citronnée ou de poivreselon les vins. Pour cet atelier, nous avons opéré une dégustation à l'aveugle. Il ne s'agit pas de goûter son vin dans le noir, évidemment, mais de le déguster sans pouvoir voir l'étiquette du vin (déguster le vin sans le voirposerait quelques problèmes de propreté). Une expérience plaisante, car l'on n'est pas influencé par l'appellation. Si vous avez aussi certaines carences en ce qui concerne le vin, c'est une expérience que je vous invite à essayer l'expérience. Loin des clichés habituels, ce cours d'oenologie était particulièrement captivant.Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site internet sur cette activité de cours d'oenologie à Strasbourg qui est très bien rédigé sur ce sujet.