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  • L’axe de développement de la Turquie glisse vers l’Asie

    Le centre de gravité du monde se déplace vers l’Asie, où voit se créer un nouvel équilibre des forces. Face à ces mouvements, la Turquie se détourne progressivement de l’Europe en faveur de cette région à fort potentiel, estime le député turc Ahmet Aydin. La semaine dernière, la Cambodge a vu se clore la 9e session plénière de l'Assemblée parlementaire asiatique (APA) à l'issue de laquelle la présidence tournante de cette structure pour les deux années à venir a été confiée à la Turquie. Dans un commentaire à Sputnik, le député du Parti de la justice et du développement (AKP) Ahmet Aydin commente la situation qui se crée entre Ankara et la région Asie ainsi que les tensions qui marquent ces derniers temps les relations entre la Turquie et l'UE. Nouveau centre économique et commercial L'Asie est une région à fort potentiel, estime le député, pointant avant tout le facteur humain, les territoires qu'elle englobe étant les plus densément peuplés. « Plus de 65% de la population mondiale peuple la région asiatique. Ici, les pays comme la Russie et la Chine jouent un rôle important. Par ailleurs, l'Inde affiche des rythmes de croissance impressionnants », a-t-il fait remarquer.D'ailleurs, ce potentiel prometteur fait que le centre de gravité du monde bascule vers cette région qui abrite le couloir énergétique et par laquelle passe la Route de la Soie. Quant à la Turquie, elle achèvera prochainement la construction de la route qui en passant par ses territoires reliera l'Europe à l'Asie. Outre le commerce hautement accru, elle voit se développer l'agriculture et l'industrialisation. Mais ce qui compte le plus, c'est le respect qu'éprouvent les pays de la région envers la Turquie. « La sympathie et le respect à notre égard, c'est ce qu'on ressent ici, si bien que nous ne devons pas négliger cette région. Dans le contexte du nouvel ordre mondial, se créent de nouveaux équilibres de forces (…) et l'Asie se transforme en un centre de gravitation économique et commerciale », a souligné M. Ahmet Aydin. Pas d'UE, pas de souci Lorsque la Turquie bâtit des relations avec d'autres pays, elle est guidée par ses propres intérêts et elle voit sous quel angle l'Europe la perçoit, explique le député. « Nous avons présenté notre demande d'adhésion à l'UE bien avant certains pays qui sont à ce jour membres de l'organisation. (…) L'Union européenne piétine la Turquie sous différents prétextes », a expliqué Ahmet Aydin. Mais la Turquie ne se lasse pas, il existe toute une série d'organisations internationales éprouvant du respect à l'encontre d'Ankara. « Nous poursuivrons le dialogue avec toutes ces structures. L'essentiel c'est l'avenir de la nation et la prospérité démocratique et économique du pays. Et nous continuons à progresser dans ce sens », a conclu le diplomate.